Alain, collectionneur

Alain, économiste retraité, collectionneur de radios et d'enregistreurs anciens
« Ça crée une satisfaction de remettre en marche quelque chose qui était arrêté depuis près de 60 ans. » 


 


Venez le rencontrer le dimanche 12 mars de 10 h 30 à 14 h 30 au Musée. 

Depuis sa jeunesse, Alain est fasciné par le fonctionnement des radios et des enregistreurs. Dans son adolescence, il essayait de comprendre le fonctionnement de ces appareils soumis à une évolution technologique constante. Il suit l’exemple de son père, bricoleur, qui réparait lui aussi des appareils pour son entourage. 


 

En se promenant à Montréal, il déniche chez un antiquaire, ses deux premières radiosdans le but de décorer son nouvel appartement. Sa collection regroupe aujourd’hui plus d’une centaine d’appareils datant de 1925 à 1965 acquis notamment sur des sites web spécialisés, de son club de collectionneurs ou de legs de musées.

Chaque nouvelle acquisition doit répondre à un certain nombre de critères dont la qualité esthétique, le design, l’innovation du mécanisme, mais surtout, l’ampleur de la restauration que l’appareil impose, notamment lorsque des pièces sont manquantes. « Mon défi est de résoudre l’énigme. » Malgré la beauté et l’unicité de ses appareils, ils sont dotés aussi d’une grande fragilité. La qualité du mécanisme d’origine et du son peuvent perdurer dans le temps, mais les pièces s’usent, d’où l’importance du travail d’Alain. 

Au début du 20e siècle, l’achat d’une radio était un grand investissement pour les familles. À l’époque, les fabricants tels RCA, Marconi, General Electric etc. ajoutaient notamment un détail artistique qui augmentait le coût de l’appareil. Après la Deuxième Guerre mondiale, les radios sont produites en plus grande quantité et deviennent ainsi plus petites et un peu moins esthétiques.

Dans la collection d’Alain se trouve un appareil sonore inusité, le dormiphone, très populaire en 1950. Selon la croyance populaire, celui-ci permettait aux gens d’apprendre des leçons pendant la nuit. Cet appareil pouvait programmer une cassette afin qu’elle joue en boucle sans arrêt.


Membre de la Société québécoise des collectionneurs de radios anciennes (SQCRA), Alain partage sa passion avec plus d’une centaine de collectionneurs. Il a même remporté plusieurs prix, soit celui du président lors du Concours de restauration d’épaves en 2014.