Brosse en porcelaine, bois, et poils durs, originaire de Meissen en Allemagne, vers 1745 .
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Site patrimonial de l'Île Sainte-Hélène

http://www.patrimoine-culturel.gouv.qc.ca/RPCQ/detailBien.do?methode=consulter&bienId=118261

Au 19e siècle, Montréal servait d'entrepôt et de plateforme de distribution de matériel de guerre, d’armes et de munitions pour les militaires.  Erigé par les Britanniques entre 1820 et 1824, pour ses troupes basées en Amérique du Nord, le complexe militaire de l’Île Sainte-Hélène est un éloquent témoin de cette époque.  Les fortifications de l’Île Sainte-Hélène comprenaient plusieurs constructions distinctes dont : 

• L’arsenal : édifice principal, où l’on entreposait tout le matériel militaire servant aux troupes britanniques à l’ouest de Québec. Le Musée Stewart loge aujourd’hui dans cet édifice maçonné en forme de bastion.

• Les ateliers : ce bâtiment en bois abritait les ateliers de réparation et servait aussi d’entrepôt. Il a été démoli à la fin des années 1920.

• Le corps de garde : de ce bâtiment en bois de construction pièce sur pièce, on surveillait la route qui mène au quai militaire.

• La petite poudrière : d’une capacité de 1 500 barils, la petite poudrière a été restaurée au début des années 2000. Ces travaux ont mis à jour la fosse de son paratonnerre.

• La caserne : cet imposant édifice maçonné de trois étages a été incendié et partiellement détruit en 1875. Il n’en reste que les voûtes qui abritaient les cuisines.

La grande poudrière : située au centre de l’Île Sainte-Hélène, la grande poudrière est protégée par son propre mur d’enceinte. Pendant un certain temps, elle a été la plus importante poudrière à l’ouest de Québec, pouvant contenir jusqu’à 5 000 barils de poudre.

La mise aux normes de l'arsenal du complexe militaire de l'Ile Sainte-Hélène

 

Fermé pendant plus de deux ans pour faire place à un important projet de mise aux normes du bâtiment, le Musée Stewart bénéficie maintenant d’un espace muséal adapté à ses besoins et à ceux de sa clientèle. Ce projet totalisant près de 7 M$ a permis une révision complète du programme fonctionnel et technique de l’ensemble de l’arsenal du complexe militaire de l’Île Sainte-Hélène.

Ce projet a été mené par la Société du Parc Jean-Drapeau, maître d’ouvrage, en étroite collaboration avec le Musée Stewart. La firme d’architectes Faubert, Aubertin, Brodeur, Gauthier (FABG) de Montréal et le Groupe Roche, ingénieurs, ont été chargés de sa réalisation, débuté en mars 2009.

Le projet de mise aux normes a permis la réfection de l’enveloppe du bâtiment, y compris le remplacement complet de la fenestration, des portes extérieures, la restauration de la maçonnerie endommagée ; l’installation de gicleurs dans l’ensemble du bâtiment, l’ajout d’escaliers d’issue règlementaires, la révision et la rénovation des systèmes électriques et mécaniques; la réfection complète des salles d’exposition ; et d’importants réaménagements intérieurs, dont une nouvelle zone de services aux visiteurs.

Présent depuis plus de 50 ans dans le paysage culturel et muséal de Montréal, situé à l’Île Sainte-Hélène depuis le premier jour, le Musée Stewart occupe maintenant l'arsenal du complexe militaire de l’île. En 2007, le Conseil municipal de Montréal citait l’Île Sainte-Hélène comme site du patrimoine, ce qui a motivé l’élaboration du projet de mise aux normes.

Les travaux ont été effectués grâce à un investissement de  4,5 M $ provenant du Bureau du patrimoine de la Ville de Montréal dans le cadre d’une entente entre le ministère de la Culture, des Communications et de la Condition féminine du Québec-Ville de Montréal (Bureau du patrimoine de la toponymie et de l’expertise). 

Pour compléter le projet, la construction d’un ascenseur extérieur dans une tour vitrée a été entreprise au cours de l’été 2010 et son financement, provenant du Forum permanent des équipements culturels de la Ville de Montréal, représente un investissement de 1,9 M$. Située au milieu du bâtiment, côté cour, la Tour, construction de verre et d’acier de quatre étages, permet un accès mieux adapté aux visiteurs. Elle comporte en son centre un ascenseur relié par des passerelles qui donnent accès aux salles d’exposition du Musée. Un escalier en périphérie de la cage d’ascenseur permet, lui aussi, d’atteindre les salles en plus de donner accès à un belvédère d’où on bénéficie d’une vue d’ensemble du dépôt militaire de l’Île Sainte-Hélène et du panorama de Montréal. Enfin, un mur rideau de verre et un revêtement réfléchissant sur la cage d’ascenseur confèrent à cet ensemble transparence et légèreté.

La tour du Musée Stewart a déjà fait parler d’elle : le 3 mai dernier, l’Institut Canadien de la Construction en Acier (ICCA) décernait son prix d’excellence au Groupe Roche pour sa réalisation et une reconnaissance de son concept innovateur.

Le design, qui permet le redéploiement des collections et tire parti de la superficie augmentée, est le fruit d’un travail d’équipe dirigé par Bruno Donzet, architecte muséographe français, et Diane Bernier, designer montréalaise.

Près de 500 objets composent la présentation et le parcours linéaire, sur deux étages, imposé par l’architecture du lieu qui sert très bien le propos historique. Les salles  donnent au visiteur le loisir d’apprécier pleinement la richesse de la collection. Le graphisme, une réalisation de Philippe Legris, le choix des couleurs et la mise en scène servent admirablement le discours historique et pédagogique souhaité par le Musée.

Les nouvelles technologies, qui sont à l’honneur avec la présentation inédite d’une maquette géante et interactive de Montréal, portent la signature de l’entreprise montréalaise Idée au cube, dirigée par René Lepire.

Plus d’un demi-siècle après la création du Musée Stewart, l’histoire reprend vie grâce à une nouvelle programmation innovatrice et divertissante : un voyage dans le passé à travers une présentation moderne, une cure de jeunesse dont son fondateur, David M. Stewart, aurait tout lieu d’être fier et qui contribue à l’enrichissement de la vie culturelle des Montréalais et des visiteurs.