Figure de tabac, en bois polychrome originaire de Grande-Bretagne.
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Salle de Presse

communiqué de presse

L’histoire se met à table au Musée Stewart

AFFAMÉ DE DESIGN, UNE TOUTE NOUVELLE EXPOSITION

Montréal, Février 2012 – Au Québec, la cuisine est la pièce centrale des maisons. C’est le lieu par excellence pour les rencontres, les échanges et même les partys d’où, l’expression populaire « Party de cuisine ! » Le Musée Stewart présente l’exposition Affamé de design, Le design de nos cuisines du XVIIIe siècle à demain, du 14 juin 2012 au 14 avril 2013. Cette première exposition temporaire – depuis la réouverture du Musée en août dernier – retrace l’origine et l’évolution des cuisines résidentielles en Amérique du Nord.

L’exposition Affamé de design rassemble des objets provenant de deux collections différentes. La collection Hotterman d’ustensiles du XVIIIe siècle du Musée Stewart sert d’amorce à une présentation d’ustensiles du XXe siècle issus de la collection Brill du programme Liliane et David Stewart pour le design moderne et du Musée des Beaux-Arts de Montréal.

Malgré l’évolution, le passage des années, peu de choses ont changé en termes de design, au niveau de la forme et de l’usage. Les matériaux et les sources d’énergie ont quant à eux considérablement évolué. Plus encore, afin d’adapter l’espace où se retrouvent ces objets et appareils électriques, la cuisine se transforme dès les années 30, et plus spécifiquement après la Deuxième Guerre mondiale en Amérique du Nord. La cuisine bien dessinée, pratique et efficace fait son apparition !

Les modes de cuisson, de conservation et de préparation des aliments ont aussi été modifiés au fil des années. Pensons à l’arrivée de la cuisinière électrique, du four à micro-ondes, en passant par les réfrigérateurs et le grille-pain, pour comprendre que l’industrie de l’alimentation – la consommation liée à la cuisine – a suivi le mouvement.

Que nous réserve la cuisine du futur ? Quelles applications technologiques de pointe viendront modifier notre quotidien ? Venez le découvrir au Musée Stewart du 14 juin 2012 au 14 avril 2013 !

À propos du Musée Stewart

Fondé en 1955 par David M. Stewart, collectionneur passionné par l’histoire du Canada et convaincu de la nécessité de transmettre cet héritage aux générations futures, le Musée qui porte son nom est une institution montréalaise unique par sa dimension éducative et sa quête de l’excellence dans son approche muséographique et scientifique. La mission du Musée est d’acquérir, de conserver et de mettre en valeur des collections d’artéfacts, de documents d’archives, de livres et d’iconographies, tous en lien avec l’histoire qui rappelle la présence et l’influence des civilisations européennes en Nouvelle-France et en Amérique du Nord, jusqu’à nos jours.

2011

LE « NOUVEAU » MUSÉE STEWART OUVRE SES PORTES

Montréal, mai 2011 – Après deux ans d’importants travaux qui ont nécessité sa fermeture, le Musée Stewart ouvre à nouveau ses portes le 29 juin prochain avec Histoires et Mémoires, la plus importante exposition de son unique collection regroupant quelque 500 pièces maîtresses dont certaines seront présentées pour la première fois.

L’histoire en vedette

C’est à un voyage dans le temps qui traverse cinq siècles auquel nous sommes conviés, un retour sur notre passé collectif qui s’est bâti à partir de plusieurs histoires : celle des Amérindiens, des grandes découvertes et de la présence des Européens en Amérique, de l’histoire de France, du Royaume-Uni, des États-Unis parmi d’autres. Elles ont nourri des imaginaires et se sont inscrites dans nos mémoires, individuelle et collective. Au fil de la chronologie, musée d’histoire oblige, l’exposition aborde un large éventail de sujets qui sont autant d’occasions de mettre en valeur la diversité des collections du Musée Stewart : la cartographie et la navigation, la Réforme au 16e siècle, la marine et la traversée océane, la vie quotidienne en Nouvelle-France, les Lumières au 18e siècle, trois lignes du temps thématiques (Montréal, 1642-1820; un territoire convoitée et conquis; l’Île Sainte-Hélène, 1611 à nos jours).

Objets témoins de l’histoire

Dans ce parcours où l’histoire embrasse autant le militaire, le politique et le commercial que l’évangélisation, on pourra admirer les objets témoins de ce parcours multiple : les artéfacts archéologiques attestant de la présence amérindienne sur l’Île Sainte-Hélène bien avant l’arrivée des Européens, une carte portulan de la Méditerranée du 16e siècle, des cadrans solaires dyptiques en ivoire, fabriqués à Dieppe au début du 17e siècle, un maître-à-danser du 18e siècle, une chaise à porteurs, le modèle réduit d’un vaisseau de ligne de 70 canons du milieu du 18e siècle, un ensemble impressionnant de figures de tabac écossaises du 18e siècle, l’Encyclopédie de Diderot et d’Alembert, les aquarelles de Lady Simcoe illustrant les rivages du Saint-Laurent à la fin du 18e siècle, la pétition Dalhousie de 1828 contenant plus de 80 000 noms et… un vitrail de la chapelle de la Prison au Pied-du-Courant où furent exécutés les Patriotes en 1839 ainsi que le registre de la prison de l’époque.

L’histoire au présent

Clin d’œil au monde actuel, la maquette de Montréal, ville fortifiée est sans conteste un des éléments les plus imposants de l’exposition. Elle fait valoir que l’histoire se conjugue au présent et sollicite la participation active des visiteurs. La maquette animée et mise en lumières, a été totalement revisitée au gré des nouvelles technologies interactives et propose au visiteur d’en connaître encore plus sur la vie à Montréal, ses places et ses bâtiments d’importance au 18e siècle. Six écrans tactiles donnent accès à douze présentations vidéo qui abordent autant de thèmes. À titre d’exemples : les poudrières, les auberges et les tavernes, la place du marché, la Chapelle Bonsecours, le Château Ramezay, l’Hôpital Général, la Citadelle de Montréal, et bon nombre d’autres.

Références à l’histoire de l’Île Sainte-Hélène

Dans cette exposition, le Musée Stewart se fait un point d’honneur de mettre en valeur le patrimoine de l’Île Sainte-Hélène. Ainsi, des artéfacts archéologiques rappelant la présence amérindienne sont présentés pour la première fois. Une récente acquisition, la sculpture en bronze de Philippe Hébert représentant le Sieur de Sainte-Hélène, rappelle que l’île fut la propriété de la célèbre famille Le Moyne et était rattachée à la baronnie de Longueuil. Enfin, d’autres iconographies et artéfacts présentent l’époque de l’occupation de l’île par les militaires au 19e siècle jusqu’à sa transformation en parc municipal en 1874.

Le Musée


Fondé en 1955 par David M. Stewart, collectionneur passionné par l’histoire du Canada et convaincu de la nécessité de transmettre cet héritage aux générations futures, le Musée qui porte son nom est une institution montréalaise unique par sa dimension éducative et sa quête de l’excellence dans son approche muséographique et scientifique. Grâce à la subvention annuelle de la Fondation Macdonald Stewart, le Musée est en mesure d’accomplir sa mission : acquérir, conserver et mettre en valeur des collections d’artéfacts, de documents d’archives, de livres et d’iconographies, tous en lien avec l’histoire qui rappelle la présence et l’influence des civilisations européennes en Nouvelle-France et en Amérique du Nord, jusqu’à nos jours.  Le Musée accueille chaque année plusieurs milliers de visiteurs, dont 30 % d’élèves et d’étudiants.

Une mission en continuité


En partenariat avec des musées, centres d’archives et bibliothèques, du Québec, du Canada et de l’étranger, le Musée a réalisé, au fil des ans, une programmation d’expositions temporaires qui ont contribué à consolider sa réputation sur l’échiquier muséal  international. À titres d’exemples, rappelons Planètes, Potions et Parchemins en 1990, qui a permis la présentation d’un fragment des Manuscrits de la Mer Morte ; Napoléon... à l’Île Sainte-Hélène en 1999, le plus grand succès populaire avec plus de 110 000 visiteurs ; Joséphine, le grand amour de Napoléon en 2003 qui fut aussi présentée à Bâton Rouge, Louisiane. Le Musée Stewart a aussi participé l’hiver dernier à la grande exposition Sciences et Curiosités à la Cour de Versailles, tenue au Château de Versailles, en prêtant six instruments de sa collection scientifique. De plus, fidèle à sa mission, il s’est constitué laboratoire d’expérimentation lui permettant d’élaborer et d’évaluer un modèle d’utilisation du musée à des fins pédagogiques, modèle qui a depuis fait le tour du monde, procurant au Musée une réputation internationale dans le domaine de l’éducation muséale. La collection du Musée comporte près de 27 000 artéfacts (objets d’art et d’ethnologie, armes, objets militaires, personnels et quotidiens, cartes anciennes, estampes, livres rares, archives) représentant les cinq derniers siècles. Pour faire connaître cette histoire, le Musée a développé une approche globale mettant en corrélation les thèmes sociaux, politiques, militaires, technologiques et scientifiques.

En conclusion

«J’ai toujours cru que le Musée se distinguait par les collections qu’il conserve et qu’il expose. Et, j’y crois toujours. La collection permanente est le cœur, le corps et le cerveau du musée. La mission éducative en est le poumon, et ses formes d’expression diverses lui donnent sa personnalité, son souffle et son rythme. La refonte de notre exposition permanente est une occasion de réaffirmer ce principe fondateur du Musée. »
Guy Vadeboncoeur, directeur et conservateur en chef  du Musée Stewart